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La Seconde Guerre Mondiale
En août 1944 se déroulèrent des combats qui comptent parmi les plus acharnés de la dernière guerre. L´histoire en a été écrite par le docteur Gilles Buisson. Dans le langage militaire, "hill 314", ou cote 314, désigne le plateau à l´est de Mortain, situé à cette altitude. Lors de la contre-offensive allemande du 6 août 1944 qui devait provoquer un combat de six jours pleins, l´état-major américain considéra ces hauteurs comme la clé de voûte de tout le système défensif. Le colonel Birks commandant le 120è régiment d´infanterie insista sur leur importance, déclarant qu´elles devaient être défendues coûte que coûte en toutes circonstances. Un groupe occupa les Rochers de la Montjoie et la lande voisine ; un autre, la colline Saint Michel, à l´ombre des sapins. L´Etat-Major a résumé ces journées dans la page d´histoire qui motive l´octroi au 2è bataillon, à la compagnie K et à la 2è section de la compagnie anti-chars du 120è d´Infanterie de la fourragère de l´ "Unit distinguished citation". Nous reproduisons ici ce document historique, appelé par les Américains :
Il fût publié le 8 janvier 1945 par un ordre du jour du Ministère de la Guerre. Il faut suivre dans les travaux du Docteur Gilles Buisson les détails de ces dramatiques journées. En voici l´épilogue : Les combats autour de la cote 314 devaient se traduire par de grosses pertes, non seulement du côté allemand mais aussi du côté américain. Des 950 hommes que comptaient le bataillon et les unités adjointes, 376 seulement répondirent à l´appel. Ces survivants avaient fourni au cours de ces six longues nuits un effort surhumain. "Aussi le nom de Mortain reste fortement gravé dans la mémoire des soldats du 120è Régiment d´Infanterie", écrivait en 1948 le lieutenant Woody.
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