L’intérieur de la Collégiale
Le maître-autel
Le maître-autel, en marbre de quatre couleurs, a été fait à Laval par René Mouller, marchand marbrier, du plus beau marbre de Laval et plus particulièrement du marbre de Gênes. Il fut placé en 1759, mesure 3 mètres 66 de long, 1 mètre 44 de large et 5 centimètres d´épais.
Les stalles du chœur
Les stalles du chœur sont au nombre de 54, 27 de chaque côté, 24 stalles seulement sont anciennes. Les archéologues datent les stalles anciennes de la fin du XVè début XVIè siècle. La partie la plus importante à examiner pour chacune d´elle, est le dessous du siège. Chaque siège se relève et laisse voir dans cette position une petite console, sur laquelle on peut s´appuyer et prendre patience, tout en restant debout. Leurs sculptures sont remarquables, quelques-unes l´ont été avec un esprit critique s´attaquant aux vices et aux abus. Ainsi, à côté de ce religieux ailé, à la figure fine et sereine, voici un moine grossier, aux lèvres épaisses, aux longues oreilles qui personnifie visiblement l´ignorance et la sensualité. Sur une autre, cet être fantastique, moitié homme et moitié bête représentant sans doute le moine mendiant revenant du moulin. Or, pendant qu´il s´éloigne, de sa robe s´échappe le diable en personne, pied de bouc, jambes velues, griffes de diable, gueule béante : le diable n´y perd rien.
Le chrismatorium ou chrismale
La sacristie de l’église possède un coffret de 135 millimètres de longueur sur 50 de largeur et 120 de hauteur. Il provient de l’ancienne collégiale de Saint Evroult. Sa boîte, en bois de hêtre, est revêtue à l’extérieur d’appliques de cuivre légèrement doré, le couvercle forme la toiture. Ce petit meuble, destiné à être suspendu au cou, au moins dans le principe, servir de Chrismatorium ou de récipient sacré dans lequel des prêtres itinérants transportaient des hosties. Il a été converti après coup en reliquaire. La plaque de face divisée en trois représente, au centre un christ de style byzantin, à droite l’ange Michaël SCSMIH, Sanctus Michaël, à gauche l’ange Gabriel SCSGAB, Santus Gabriel. D’après les travaux de M. Maurice Cahen, professeur à l’université de Strasbourg en 1923. il le croit unique en France et peut-être dans le monde, il devait servir à porter des hosties dans les tournées d’évangélisation des apôtres anglo-saxons et irlandais. Il fut sans doute apporté en France par un soldat normand, après la conquête de l’Angleterre, en 1066.
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